Archive pour la catégorie ‘Acteurs du libre’

Accord amiable entre Oracle et NetApp

Jeudi 9 septembre 2010

NetApp, l’un des pionniers du stockage de données, était en procès depuis 2007 avec Sun Microsystems pour violation de brevets. L’affaire portait sur une contrefaçon d’une partie du système de fichiers ZFS (Zettabyte File System).
L’affaire trainait depuis mais avec le rachat par Oracle, les deux entreprises viennent de régler leur conflit à l’amiable. Même si les termes de l’accord n’ont pas été dévoilés.
Une résolution qui tombe à point puisque Oracle sort justement une mise à jour baptisée 9/10 pour Solaris 10 qui utilise justement ZFS.
Après avoir torpillé OpenSolaris, Oracle aura certainement voulu prévenir tout problème juridique avant la sortie l’année prochaine de Solaris 11.

Hewlett-Packard attaque Oracle

Mercredi 8 septembre 2010

Qui attaque qui ? C’est le nouveau jeu à la mode des gros de l’informatique. Le célèbre fabriquant de matériels informatiques HP poursuit judiciairement Oracle. En cause, le débauchage par Oracle de l’un de ses directeur.

Oracle avait d’abord annoncé en début de semaine la nomination de Mark Hurd, l’ex-DG de HP, en tant que co-président. Ce même Hurd, qui fait l’objet d’une mise au placard depuis 2005 par HP suite à une enquête pour harcèlement sexuel, a pourtant eu les faveurs de Larry Ellison (PDG d’Oracle) puisqu’il dit à son propos : « aucun cadre dans le monde informatique ne dispose d’autant d’expérience que lui ».

Principal reproche de HP, la violation de la clause de confidentialité qui lie Hurd à protéger les secrets du groupe durant son contrat et surtout deux ans après un éventuel départ.

C’est un froid glacial qui vient de s’installer entre les deux géants. « En déposant cette plainte rancunière contre Oracle et Mark Hurd, le conseil d’administration de HP agit avec le plus total mépris vis-à-vis de notre partenariat, de nos clients communs et de leurs actionnaires et salariés » estime le patron d’Oracle.

Rancune, mépris, des mots forts exprimés aussi de la part d’autres acteurs tels que Google (attaqué récemment pour violation de brevet) et la communauté OpenSolaris (dont le projet a été liquidé).

Rappelons ce dicton plein de sagesse : « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ».

IBM publie la 4e bêta de Lotus Symphony

Dimanche 29 août 2010

L’équipe de développement de IBM Lotus Symphony vient de mettre en ligne la 4e version bêta de sa suite bureautique. Celle-ci sera la dernière planifiée avant de passer aux versions admissibles (RC).

Parmi les nouveautés :

  • les performances ont été améliorées
  • le support des dictionnaires additionnels
  • le support des images vectorielles au format VML
  • l’ajout d’une option pour l’installation en mode silencieux sous Windows

Lotus Symphony est estampillée 3.0 pour coller au code de OpenOffice.org dont elle s’inspire. Pour télécharger LS 3.0 bêta 4 cliquez sur ce lien. Attention : une bêta n’est pas une version stable. Veillez à l’utiliser uniquement à des fins de test.

Oracle gomme OpenSolaris

Lundi 16 août 2010

Vous l’attendiez tous, c’est arrivé. Oracle, après plusieurs mois de rumeur, vient d’achever OpenSolaris. Le conseil communautaire du projet n’aura même pas besoin de se dissoudre, ils ont été tout simplement ignoré.

C’est un courriel interne envoyé par Mike Shapiro (en charge du développement du noyau) qui a annoncé la couleur. Le projet OpenSolaris tel qu’il a été conçu par Sun il y a 5 ans est mort. Passez à autre chose. C’est Alasdair Lumsden, l’un des principaux membres de la communauté qui a posté le message complet sur le forum.

La situation vient donc de basculer. Avant, OpenSolaris sortait avant la version commerciale Solaris. Désormais, Oracle sortira d’abord Solaris avant la version communautaire libre. « De cette manière, les innovations technologiques annoncées ne seront présentes nulle part ailleurs » précise le courriel.

Le code est toujours sous licence CDDL mais les distributions se basant dessus comme Nexenta ou Belenix seront tributaires de la cuisine Oracle. Elles ne pourront plus faire partie du processus de développement sauf si bien sûr, elles deviennent « partenaire technologique ». En clair, l’achat d’un laissez-passer spécial pour l’accès au code Solaris comme c’est déjà le cas pour Intel par exemple. Mais là encore, Oracle aura son mot à dire : « Tous ces partenariats seront évalués au cas par cas ».

Et si vous pensez que les binaires Solaris resteront libre, c’est une erreur. « Tous les efforts d’Oracle sur la distribution des binaires seront concentrés sur Solaris 11. Nous n’en publierons aucun autre. [...] Nous allons permettre par un moyen simple et rentable de faire migrer les entreprises de OpenSolaris vers S11 Express ».

La balle est maintenant dans le camp de Garrett d’Amore et son projet Illumos. Lui qui ne voulait pas de « fork », Oracle vient sûrement de lui forcer la main.

Oracle attaque Google

Vendredi 13 août 2010

Pas un jour sans ou presque. Oracle attaque cette fois Google en justice pour violation du brevet Java. Une plainte a été déposée hier devant le tribunal fédéral de Californie du nord (PDF en anglais). Google, géant d’internet, est accusé d’avoir délibérément inclus du code Java dans son navigateur Android.

Oracle exige des dommages-intérêts à Google qui risquent de tripler si le détournement allégué est reconnu comme volontaire . L’action a été estée au nom de sa filiale américaine, qui a obtenu les droits de Java avec l’acquisition de Sun Microsystems en janvier dernier. Bien que Android fonctionne avec sa propre machine virtuelle dénommée Dalvik. C’est cette dernière qui est en cause car elle reprendrait des parties de code de Java.

Pour le moment, Google n’a pas encore répondu. Mais, cette action en rappelle étrangement une autre. En 1997, Microsoft était attaqué par Sun pour le même motif. Après dix ans de procédure, Microsoft avait finalement accepté de verser 1,6 milliard de dollars à l’amiable pour régler le désaccord. Une conclusion hâtée après qu’un juge anti-trust ait été saisi de l’affaire pour abus de position dominante.

L’histoire va t-elle se répéter ?