Archive pour la catégorie ‘Acteurs du libre’

Oracle lance son offre bureautique

Mercredi 15 décembre 2010

Depuis son site, Oracle annonce la sortie de ses deux suites bureautique. Une version « webapp » dénommé Oracle Cloud Office et le successeur de StarOffice baptisé Oracle Open Office.

Le premier produit vise à embrayer le pas à Google et Microsoft et de pouvoir proposer également à l’utilisateur de faire sa bureautique à travers un navigateur. C’était l’annonce faite en septembre dernier par Edward Screven : fournir une suite en ligne sur la base de JavaFX.

Le second produit n’est autre que le StarOffice acquis lors du rachat de Sun et à qui l’on a donné un nouveau nom qui sent bon la confusion. Pas vraiment une nouveauté puisqu’on le savait dès le mois d’avril 2010. Les prix n’ont d’ailleurs pas beaucoup bougé à part que les logiciels sont désormais proposés en Euro.

  • Oracle Open Office Standard Edition (Licence perpétuelle) 39,00 €
  • Oracle Open Office Enterprise Edition (Licence perpétuelle) 71,00 € pour un minimum de 100
  • Le support pour une année 31,56 € par utilisateur

Il en reste que Oracle présente la version 3.3 alors que le projet OpenOffice.org continue de sortir des versions admissibles. L’éditeur souhaiterait-il faire comme avec Solaris où la version payante sort avant la version communautaire libre et gratuite ?

Lotus Symphony 3.0 est disponible

Jeudi 21 octobre 2010

Annoncé en janvier dernier, IBM vient de mettre à la disposition des utilisateurs la version finale 3.0 de sa suite bureautique gratuite Lotus Symphony.

Basé sur le code de OpenOffice.org, cette suite logicielle est cependant moins complète avec uniquement trois modules : un traitement de textes, un tableur et un module de présentation.

Disponible sous Windows, MacOS et pour la majorité des distributions Linux, vous pouvez bien sûr l’installer gratuitement en la téléchargeant depuis le site de l’éditeur.

Oracle annonce une suite bureautique en ligne à code fermé

Jeudi 23 septembre 2010

Edward ScrevenL’annonce vient d’être faite par Edward Screven, l’architecte en chef de chez Oracle à l’OpenWorld. Oracle veut concurrencer les deux autres suites bureautiques en ligne de Google et Microsoft. Sans donner de date précise pour une sortie, cette suite offrira la possibilité de créer et modifier des documents, des feuilles de calcul et des présentations.

Mais cet Oracle Cloud Office dont je faisais l’écho en février, sera basé sur JavaFX qui est une technologie fermée basé sur Java. Cela laisse dubitatif sur l’avenir d’OpenOffice.org.

Pour Larry Ellison, JavaFX est la réponse d’Oracle face à AJAX. Et peu importe que AJAX soit à la fois populaire et omniprésent sur le web. Le PDG d’Oracle s’est enthousiasmé : « Nous aimerions voir un développement rapide basé sur cette nouvelle plateforme JavaFX ». Ellison a d’ailleurs encouragé l’équipe d’OpenOffice à construire rapidement une version de traitement de textes et de tableur en utilisant JavaFX.

Oracle prend ainsi à contre-pied Google Docs qui utilise AJAX et Office Web Apps de Microsoft qui utilise en plus Silverlight et se base sur son navigateur IE. L’éditeur veut ainsi imposer son Cloud Office sur tablettes et ultra-portables.

Il reste quand même des interrogations. OpenOffice.org est multi-plateformes et peut notamment s’installer sur MacOS. Qu’en sera t-il alors s’il change de langage de développement ? Car Java a été retoqué par Apple à l’époque de l’iPhone. Et les développeurs d’Oracle (qui sont l’essentiel des ressources humaines du projet OOo) pourront-ils mener de front deux versions ?

Oracle cherche à dissiper les craintes autour de Java

Vendredi 17 septembre 2010

Dans son bras de fer qui l’oppose à Google, Oracle cherche désormais à faire bonne figure en promettant de poursuivre le travail de Sun sur Java.

C’est Henrik Stahl, le directeur de la plate-forme Java qui l’écrit sur son blogue : Oracle fera comme Sun Microsystems et développera OpenJDK avec la communauté en vertu de sa licence GPL. Stahl, qui est arrivé chez Oracle par le biais de l’acquisition de BEA Systems, a déclaré qu’il voulait dissiper les « préoccupations » sur l’avenir de OpenJDK. Il a promis que Oracle répondrait à ces questions lors de sa conférence OpenWorld la semaine prochaine à San Francisco.

Mais à quoi peut-on s’attendre de la part d’Oracle sur OpenJDK ? Un coup d’oeil sur le planning de OpenWorld montre qu’il y aura peu de paroles et beaucoup plus d’écoute. Oracle a désormais besoin d’être pris au sérieux car il existe actuellement une grande incertitude depuis le départ de Gosling, sur l’avenir de Java et sa version 7 retardée.

Réponse dans quelques jours avec le discours d’ouverture de Larry Ellison qui nous livrera sa vision de l’avenir le 20 septembre.

La scission OpenSolaris est prête face à Oracle

Samedi 11 septembre 2010

Depuis que Oracle a lâché OpenSolaris en plein mois d’août, la révolution grondait. Dans quelques jours, les dés seront jetés. Un nouveau projet à code ouvert de Solaris va voir le jour afin de prendre le relais du système d’exploitation Oracle Unix officiel.

Dénommé OpenIndiana, ce projet devrait être annoncé mardi à Londres, avec une version de développement concernant d’abord le bureau et le système d’exploitation serveur.

Heureux hasard ou événement fortuit, OpenIndiana arrive la semaine pendant laquelle se tient la conférence OpenWorld de Oracle à San Francisco et où les responsables de l’éditeur parleront de leurs plans pour Solaris.

« OpenIndiana fait partie de la Fondation Illumos et offre une véritable alternative pour la communauté libre face à Solaris 11 et Solaris 11 Express. Il sera avec un modèle de développement ouvert et une pleine participation communautaire » ont indiqué les organisateurs sur le site du projet.

OpenIndiana est donc désormais basé sur Illumos, le noyau de OpenSolaris. Mais les développeurs de OpenIndiana ont quand même insisté sur le fait que ce projet n’était pas un « fork » de OpenSolaris. Les modifications du code seront soumises à Oracle Solaris pour examen et inclusion.

Une claque quand même pour Oracle qui devrait réfléchir désormais face à la réactivité du monde libre s’il s’avisait de lâcher d’autres projets tels que MySQL ou OpenOffice.org.