Archive pour la catégorie ‘Acteurs du libre’

Open365… Rien que du déjà vu

Mercredi 27 avril 2016

L’article paru sur le blogue de Korben parle d’une application bureautique à la G**gleDoc mais ce n’est pas le cas. Open365 n’est pas, contrairement à ce qui est écrit, basé sur LibreOffice Online. Il s’agit uniquement d’un émulateur d’application accessible dans un navigateur. Le même genre de solution existe avec RollApp depuis… 2012. Bref, rien de neuf sous le soleil.

Rappelons que LOOL (abréviation du projet LibreOffice On Line) est une suite bureautique dont le client est entièrement écrit en Javascript et HTML 5. Ce dernier n’a donc besoin d’aucun greffon pour fonctionner dans un navigateur. Des applications du même type existent avec Microsoft et son OneDrive, Google ou Zoho. Lancé en 2011 puis abandonné en 2013, LOOL était revenu à la vie en 2015.  Mais la version stable qui devait être proposée en début d’année, se fait toujours attendre.

Presque plus de Java Oracle chez Ubuntu (suite)

Mercredi 18 janvier 2012

Annoncé haut et fort par Canonical en décembre 2011, l’environnement Java d’Oracle devait disparaître des écrans radars d’Ubuntu 10.04 LTS, 10.10 et 11.04. Mais sous la pression des utilisateurs, l’éditeur a décidé de faire machine (Java) arrière.

Malgré les progrès de son pendant libre OpenJDK, Canonical savait que pour certains utilisateurs, cela impliquerait des problèmes avec des applications utilisant les paquets de la machine Java originale. En conclusion, les paquetages d’Oracle ne seront pas enlevés du référentiel Ubuntu. Ce qui va laisser les installations existantes en place. Seuls les paquets seront supprimés des archives partenaires à partir du 16 février prochain.

Canonical encourage cependant ses utilisateurs à migrer au plus vite en leur proposant une page Wiki d’équivalences logicielles.

Plus de Java Oracle chez Ubuntu

Samedi 17 décembre 2011

Canonical a décidé de mettre fin à la présence de la machine virtuelle Java propriété d’Oracle. C’est d’abord pour une raison de licence d’exploitation qui arrive à échéance. Mais également, la présence depuis octobre, d’un certain nombre de vulnérabilités critiques qui a conduit l’éditeur d’Ubuntu, à désactiver le logiciel de ses dépôts.

Marc Deslauriers, ingénieur sécurité chez Canonical, confirme « qu’il n’y a pas d’autre choix » que cette rupture pour « faire en sorte que nos utilisateurs restent [dans un environnement] sécurisé ».

Cependant, le remplaçant libre OpenJVM n’est pas suffisamment compatible (ou stable diront ses détracteurs) pour faire fonctionner certains logiciels nécessitant la présence de la JVM. C’est ainsi le cas pour OpenOffice ou LibreOffice qui en a besoin pour l’exécution de ses assistants.

Il va donc falloir s’attendre pour les versions Ubuntu 10.04 LTS (Lucid Lynx), 10.10 (Maverick Meerkat) et 11.04 (Natty Narwhal) a de possibles perturbations sauf si les utilisateurs installent d’eux-mêmes et manuellement la JVM Oracle.

L’Administration française cherche du support pour OpenOffice

Jeudi 24 novembre 2011

L’annonce a été publiée le 18/11/2011 au BOAMP n° 223B sous le n° 195, plusieurs Administrations françaises veulent du support sur leurs logiciels libres. Par le biais du Service des Achats de l’État (SAE) qui agit comme coordinateur pour des ministères comme l’Intérieur, la Défense ou la Justice, un appel d’offre public a été lancé pour assurer la maintenance des produits à code ouvert qu’ils utilisent.

Répartis en 10 domaines qui vont des systèmes serveur Debian ou CentOS jusqu’aux bases de données PostGreSQL et MySQL, on trouve bien sûr la bureautique avec OpenOffice. Le montant de l’appel d’offre est fixé à deux millions d’Euros.

Si vous êtes intéressé, vous avez jusqu’au 09/01/2012 pour répondre.

Michael Meeks, apôtre du Libre… Office

Jeudi 20 octobre 2011

Michael Meeks est un des développeurs dissidents à avoir rejoint LibreOffice à sa création en 2010. Britanique, il est célèbre au point d’avoir sa page dans l’édition anglaise de Wikipédia et publie depuis 1999, un blogue où il raconte plus sa vie de famille que ses travaux professionnels. Chrétien convaincu, il aime aussi citer la Bible et se veut ainsi être l’apôtre de la licence dite de « copyleft ». Il s’oppose ainsi à toute main-mise de copyright sur un logiciel libre par une entreprise privée surtout si elle s’appelle Oracle.

Meeks a toujours travaillé sur des projets à code ouvert : Ximian, Gnome, OpenOffice puis LibreOffice. Mais ce n’est pas avec la fourche du projet LibreOffice qu’il s’est le mieux illustré. Déjà du temps d’OpenOffice.org et de son ancien propriétaire Sun, il s’était opposé au contrat de cession des droits sur le code.

Est-ce parce que Meeks est employé par Novell, un concurrent farouche de Sun ? Novell était peut-être jaloux de la réussite de Sun dans la bureautique. Car il y a échoué 15 ans plus tôt après le rachat de WordPerfect. La firme de Cupertino voulait à l’époque concurrencer Microsoft.

En 2001, Sun libère le code de StarOffice et Meeks participe alors au projet OpenOffice.org. Dès le départ, il s’énerve de la prédominance de Java et de la licence idiote non [L]GPL. Puis très vite, d’autres difficultés arrivent. En 2002, Meeks crée son propre espace de développement (CVS) pour y placer ses propres rustines car comme d’autres développeurs, il se plaint que le code n’est pas intégré assez vite. Bref, une première fourche du projet s’opère en 2007 avec la création de Go-OO. Cette version sera reprise par l’ensemble des distributions Linux avec en tête celle de Novell : Suse (acheté en 2003). C’est ici que Meeks commence sa croisade lorsque Sun refuse la licence LGPL pour OpenOffice.org. Il milite alors pour que chaque développeur conserve ses droits sur le code qu’il publie. Il convaincra ainsi Kohei Yoshida de ne pas verser son module de solveur dans le tableur. Hasard des choses, Yoshida rejoindra Novell par la suite.

Et même si en 2008, Sun passe OpenOffice.org en LGPL 3, Novell ne fusionnera pas pour autant Go-OO. Meeks arguera que cette licence ne s’applique pas à la totalité du code (notamment les modules externes comme le connecteur MySQL). Pour lui, cette modification ne reste favorable qu’à Sun. Il faut rappeler le contexte de cette époque, Novell – Suse renouvèle son partenariat avec Microsoft rendant méfiant la Communauté du libre. On parle alors d’une concurrence entre le couple Mono/.NET et Java.

Aujourd’hui, Michael évolue chez Suse (filiale de Novell) et est membre du Conseil d’administration au sein de la Fondation Document. Il travaille sur LibreOffice à une version web. Avec le transfert par Oracle en juin 2011 de OpenOffice.org à la Fondation Apache, rien n’a changé. Il demeure toujours un farouche opposant à la licence trop permissive de son nouveau propriétaire. Et il qualifie « d’odieux l’abandon de la LGPL » notamment pour son propre code dont il affirme « [qu'il] n’a pas besoin d’être assaini ». Sa volonté est de continuer avec LibreOffice quitte à ce que le code source devienne incompatible avec son grand frère OpenOffice.