IBM tend la main à LibreOffice

Voici quelques nouvelles depuis la récente annonce par IBM de verser le code de Lotus Symphony au projet OpenOffice.org pour clarifier la situation. Car la Fondation Document qui s’occupe de LibreOffice, reproche principalement l’attentisme de IBM du temps où il prenait le code de OpenOffice.org sans retourner les améliorations apportées dans Lotus Symphony (LS).

Don Haribson, responsable des applications à code ouvert chez IBM, confirme que le but de ce versement est bien de mettre en avant le développement d’OpenOffice Apache au fil du temps. Il rappelle que si IBM a des intérêts financier et économique, il en est de même pour LibreOffice. Ce dernier a aussi des engagements avec des distributions Linux comme SUSE (avec Novell) ou Ubuntu (Canonical). Haribson souligne que l’intention d’IBM est bien de « sortir LS de la fourche » en concentrant [son] énergie et [ses] ressources sur OpenOffice Apache. Il invite LibreOffice à subir une transformation similaire et conclue en disant que « la transparence est essentielle ici ».

Yong Lin Ma (responsable du développement) répond que LS n’est pas arrêté pour autant. Il assure aussi qu’IBM a des engagements avec ses utilisateurs notamment en matière d’interaction avec les autres produits de la gamme de l’éditeur. Mais il confirme que les développeurs vont bien contribuer au projet Apache d’autant que l’intégration est facilité depuis la mise en place des outils ClearCase/Clearquest. L’objectif est bien de sortir une 1ere version de OpenOffice.org. Sur le fond, Yong Lin rappelle que les deux logiciels sont différents. Si LS s’inspire effectivement du code C++ de OOo, il utilise également la technologie Eclipse. C’est ainsi que les extensions OOo ne sont pas compatibles avec LS. Cela rend également difficile le reversement de certaines fonctionnalités et de citer comme exemple la fonction de chargement asynchrone des documents Writer et Impress. Cela permet à l’utilisateur de voir le contenu s’afficher sans avoir besoin du chargement du fichier complet. C’est ce genre de « plus » qu’il sera difficile d’adapter.

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