OpenOffice 4.1.8 : 1er million de copies

21 novembre 2020

Dix jours après sa mise en ligne, OpenOffice 4.1.8 vient de dépasser le million de téléchargements.

Disponible depuis la plateforme SourceForge, on notera que la version française est en tête avec 12 % de parts(1).

statistiques du 10/11/20 au 20/11/20

(1) Source :

https://sourceforge.net/projects/openofficeorg.mirror/files/4.1.8/stats/timeline?dates=2020-11-10+to+2020-11-20

OpenOffice 4.1.8 disponible

11 novembre 2020

Depuis hier, la Fondation Apache vous informe que OpenOffice 4.1.8 est désormais disponible. Cette version résout quelques bogues, inclut des mises à jour dans les dictionnaires et permet l’usage du SDK avec Java 1.8. Les développeurs ont ainsi préféré produire une huitième version corrective avant la prochaine branche 4.2. Elle fête les 20 ans du projet et ses 300 millions de téléchargements.

OpenOffice célèbre ses 20 ans

Bref, vous êtes invité à vous mettre à jour avec cette nouvelle version et profiter pleinement et gratuitement d’une suite bureautique de qualité pour cette fin d’année.

LibreOffice sur tous les fronts

8 novembre 2020

Rappelons d’abord que LibreOffice est un dérivé d’OpenOffice. C’est un projet autonome créé en 2010 et qui est supervisé par une association à but non lucratif de droit allemand dénommé « The Document Foundation » (abrégé en TDF). Souvent mise en avant comme argument marketing, cette suite bureautique qu’est LibreOffice serait largement utilisée dans l’Administration française et notamment la Gendarmerie. Ce qui est souvent oublié, c’est que ce n’est pas la version du projet original mais un dérivé adapté à ses besoins. Dénommée MIMO, elle n’est pas (ou plus) LibreOffice dans ses récentes évolutions bien qu’elle en porte toujours le nom. S’ajoutent également des versions payantes de LibreOffice qui sont mises à disposition sur l’Apple Store. Ces dernières sont maintenues et vendues par Collabora.

Comme je l’ai mentionné dans un précédent billet, Collabora Productivity est l’entreprise dominante du projet LibreOffice. C’est elle qui fournit l’essentiel des ressources humaines en matière de développement et donc de développeurs. Ultime résurgence du défunt Novell, cette société a su capitaliser ses précédents investissements du projet Go-OO (une première scission d’OpenOffice apparue en 2007). En 2013, Michael Meeks en devient le vice-président. Sa situation de responsable du comité de projet dans TDF depuis son origine lui a donc permis d’insuffler les principaux changements et orientations dans le logiciel. Trop sans doute…

Après 10 années d’existence, la Fondation du Document traverse sa première crise. Des scissions sont apparues dernièrement au sein du conseil d’administration. Certains membres ayant décidé unilatéralement de modifier le nom des versions. Il s’agissait de fournir une version professionnelle et une version personnelle. La première aurait été à destination des entreprises (et donc qui paieraient pour l’avoir). La seconde restant gratuite et aurait le grand public comme principal utilisateur. Beaucoup de monde y a vu l’apparition déguisée d’un modèle payant et d’un logiciel à deux vitesses.

A cela, s’est ajoutée la création d’une seconde structure dénommée TDC. Acronyme de « The Document Collective », elle devait agir dans le développement. Le problème, c’est que TDC aurait été basée aussi au Royaume-Uni comme Collabora. Pilotée comme une entreprise, elle aurait été financée par des fonds en provenance de TDF. Un bel imbroglio très mal vu notamment par tous ceux ayant versé des dons. Il s’agissait de contourner le cadre juridique de TDF dont les statuts empêchent de mener des actions de développement.

Là encore, on pourrait y voir la main-mise de Collabora Productivity. La société anglaise s’est quelque peu embourbée dans son projet Collabora Online. Une version destinée à concurrencer les mastodontes que sont G**gle ou Microsoft en offrant une alternative bureautique disponible à travers un navigateur. Ce fameux LibreOffice « en ligne » (qui n’en porte donc pas le nom) a jusque là été uniquement proposé en code source. Collabora n’y a instauré qu’une collaboration autour du développement sans proposer de version utilisable. Car il faut bien sûr pousser les potentiels clients à acheter une assistance autant d’installation qu’en terme de support. Le fait que TDF souhaite reprendre la main sur l’application et surtout sur le nom, serait d’arrêter d’entretenir la confusion dans l’esprit des utilisateurs quant à la multiplicité des appellations. Mais laisser tout ça signifie un lourd sacrifice financier que Collabora a du mal à accepter.

Michael Meeks qui se plaignait autrefois de l’omnipotence de Sun ou d’Oracle sur OpenOffice, se voit à son tour la cible de toutes les critiques. En réponse à cette situation, Collabora vient de pousser LibreOffice, pardon, Collabora Online sur la plateforme GitHub. Cela lui permet de continuer à dire que le projet est libre et de garder la main sur sa gestion sans avoir à en référer à TDF. Meeks espère ainsi rentabiliser Collabora tout en ménageant les tensions au sein de TDF dans lequel il souhaite continuer à œuvrer. Bien sûr, rien n’empêche les autres membres de TDF de récupérer le code de Collabora et de le rendre disponible dans un LibreOffice gratuit. Mais cela est-il possible réellement ? Car même si TDF en avait les ressources techniques (et humaines), il prendrait le risque de perdre son contributeur principal.

Début octobre, Lothar Becker, l’actuel président de TDF a demandé aux autres membres de « trouver des compromis et des solutions gagnant-gagnant « . Il note qu’il sera nécessaire de revoir un plan marketing adapté. Et ce qui va se passer ensuite ? Difficile à prévoir. Faut-il ramener Collabora pleinement dans le giron de la fondation et risquer d’augmenter les tensions avec d’autres membres de la communauté ? Attendre que d’autres entreprises commerciales viennent compléter les contributeurs ? Donc oui, c’est à cela que ce plan marketing doit servir, favoriser et valoriser les entreprises de cet écosystème fragile tout en assurant un développement soutenu de LibreOffice sans restriction d’usage.

Le Labo Microsoft a fermé ses portes

4 novembre 2020

Le site du Labo-Microsoft.org qui permettait d’obtenir des ressources sur les systèmes d’exploitation Windows a cessé d’exister. Il était hébergé par l’école d’informatique SUPINFO et maintenu par d’anciens élèves qui notamment répondaient aux nombreuses questions au sein d’un forum. Las, le temps aidant, les bonnes volontés se sont faites plus rares et faute de bénévoles pour s’en occuper, il a dû fermer ses portes.

Logo Labo Crosoft

Petit hommage pour ce site qui m’a assurément sorti le bec de l’eau plus d’une fois. :)

Nouvelle ressource MacOS pour OpenOffice

4 novembre 2020

L’hébergeur MacStadium spécialisé dans les solutions « cloud » pour Mac et iOS contribue à OpenOffice. L’entreprise vient d’offrir au projet l’accès à un serveur à la Pomme.

La machine fournie est un i5 avec 8 Go de mémoire et 250 Go en SSD, le tout sous la version Catalina. Elle pourra ainsi être utilisée pour du développement, de la compilation et tout simplement pour tester les versions d’OpenOffice sous ce système.

Dans les prochains jours, Peter Kovacs montera dessus un robot qui permettra de compiler automatiquement les versions développeurs (nighties build) sous MacOS.